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Jean-Marc Borello ​, natif d’Aix-en-Provence, grandit entre un père militaire et une mère
ouvrière. En 1967, à 19 ans, il entame une carrière d’éducateur spécialisé dans un centre
accueillant des jeunes délinquants. Il commence à travailler avec des cas « extrêmes » de
jeunes « réputés inassumables en milieu carcéral ».
En 1982, il entre à la Mission interministérielle de lutte contre la toxicomanie (MILT), où il
met à profit ses connaissances des problématiques d’addiction.
De 1984 à 1986, il occupe deux postes dans des cabinets politiques: celui du maire de
Marseille, Gaston Defferre, puis celui du délégué chargé des nouvelles transformations
auprès du Premier Ministre, Gilbert Trigano, dont il est chef de cabinet.
Il passe donc 10 ans à exercer des postes en lien avec le service public. En 1987, sa
carrière connait un premier tournant quand il décide d’accepter un poste à la tête d’un
groupe de PME. Il découvre alors le monde de l’entreprise, moment décisif pour l’avenir du
Groupe SOS.
En 1997, son parcours connaît un second tournant. Ayant créé le Groupe SOS en 1984 en
tant que bénévole, ​Jean-Marc Borello décide de s’y consacrer à temps plein. Le Groupe
SOS entame alors un développement rapide, qui le conduit à être aujourd’hui la première
entreprise sociale d’Europe, avec 18 000 salariés, près de 500 établissements, 910 millions
d’euros de chiffre d’affaire et une présence dans 44 pays.
Le Groupe SOS opère dans 8 secteurs : les seniors, les solidarités, la jeunesse, l’emploi, la
transition écologique, l’action internationale, la culture et la santé. Ces domaines sont
souvent interconnectés, et le Groupe SOS tire sa force de sa présence de sa vision
d’ensemble des problématiques liées à l’exclusion, ainsi que sa culture de l’innovation
sociale. Il n’hésite pas à tester des solutions avant-gardistes, qui ont régulièrement inspirées
les politiques publiques après en avoir fait leurs preuves.
Le secteur « Seniors » est un pôle important au sein du Groupe SOS : il est le deuxième
gestionnaire d’établissement pour personnes âgées à but non-lucratif de France. Reconnu
pour avoir un positionnement promouvant une qualité de services identique quel que soit le
niveau de revenus, le Groupe SOS Seniors essaie de répandre ce modèle, en proposant
plusieurs solutions pour améliorer la vie des résidents en EHPAD et de leurs aidants.
Le Groupe SOS Seniors, avec sa Directrice Générale Maryse Duval, porte le projet d’une
société à l’écoute des besoins et envies des personnes âgées, et ce quelle que soit leur
situation. La politique du bien-vieillir doit actuellement répondre à deux problèmes majeurs :
des EPHAD aux qualités de service et aux prix inégaux, et la difficulté à bénéficier d’un
accompagnement à domicile adapté pour les seniors qui le souhaitent. Ces problèmes ne
sont pas prêts de disparaître : si l’on compte aujourd’hui 2,1 millions de personnes âgées de
85 ans ou plus en France, ce chiffre aura doublé en 2050.
Le ​GROUPE SOS ​ propose alors que la qualité des EHPAD ne soit plus conditionnée par
leur statut juridique (EHPAD commerciaux, publics ou privés non-lucratifs), leur collectivité
territoriale d’implantation ou le prix de l’hébergement. De nombreuses plaintes émergent ces
dernières années, tant sur la qualité de prise en charge des résidents que sur les conditions
de travail du personnel, soumis à une logique de réduction des coûts parfois désastreuse.
Le Groupe SOS propose lui d’instaurer un modèle à la fois juste et innovant : le surloyer
solidaire. Ce système, déjà en place dans les établissements du Groupe, permet à chaque
résident de financer son hébergement en fonction de ses moyens, pour que chacun accède
à une qualité de service équivalente. En plus d’être un modèle équitable, il permet
d’améliorer la qualité du service (en réduisant la dépendance aux dépenses publiques) et la
mixité sociale (en rendant le même établissement accessible à des personnes aux revenus
inégaux). La solidarité n’est plus uniquement intergénérationnelle, mais s’opère également
au sein de la même génération.
Deuxièmement, le Groupe SOS Seniors cherche à développer la qualité du service offert et
à innover en permanence. Il promeut une politique nutritionnelle de qualité, assortie
d’activités de loisirs, de culture et physique. Les personnes âgées peuvent ainsi bénéficier
d’une prise en charge de qualité, et d’un accompagnement individualisé. Les EHPAD du
Groupe SOS sont pour cela équipés de technologies de dernière génération, comme des
sols connectés pour détecter les chutes pu encore des espaces de télé expertise et
télémédecine. Il a lancé en 2014 le projet Silver fourchette, qui favorise une alimentation
Santé & Plaisir dans les établissements concernés. Il met en place des activités physiques
adaptées. Le Groupe SOS cherche à faire de l’EHPAD un lieu de vie agréable pour les
résidents comme pour le personnel.
Pour finir, le Groupe SOS Seniors souhaite faire de chaque établissement une plateforme de
services pour tout son territoire, permettant notamment que les personnes âgées qui le
souhaitent restent à leur domicile le plus longtemps possible. Cela permet de fournir une
prise en charge complète de chaque seniors, depuis son domicile, grace à l’expertise de
l’EHPAD le plus proche de chez lui. Les soins sont ainsi coordonnés grâce à cette
plateforme d’EHPAD hors les murs, et les aidants soulagés dans leur tâche. L’EHPAD,
s’ouvrant sur son territoire, pourrait devenir par ailleurs un lieu de socialisation entre
résidents et personnes extérieures, qui peuvent s’y rendre pour un repas, une activité
sportive, un rendez-vous chez le coiffeur.... Le Groupe SOS Seniors a lancé ce projet dans 3
de ses établissements qui proposent un accompagnement personnalisé de proximité aux
seniors à domicile. Cet accompagnement comprend un appui dans l’organisation de la vie
quotidienne, dans l’organisation des prestations de santé, l’adaptation du logement,
l’organisation de prestations de « confort » (manucure, coiffeur, etc.) et la gestion des
situations « critiques » (appel d’un plombier, …).
Ces trois volets du projet du Groupe SOS pour les seniors ont vocation à améliorer les
conditions de vie des personnes âgées, indépendamment de leur niveau de revenu.
En-dehors du Groupe SOS, ​Jean-Marc Borello prend plusieurs engagements militants. Il
s’engage notamment depuis de nombreuses années dans la lutte contre le Sida. Il a
notamment été Président de l'Union des Associations de Lutte contre le Sida (UNALS),
Vice-Président de Sidaction, Vice-Président d’Elus locaux contre le Sida et directeur de la
publication du Journal du Sida.
Il enseigne quelques années, entre 1998 et 2003, à Sciences Po. Il est chargé des
questions sociales, auprès d’élèves préparant le concours de l’ENA.
Il signe l’un de ses livres phares, « Les pieds sur terre, la tête dans les étoiles » en 2013.
Dans cet ouvrage, il montre comment le Groupe SOS s’est positionné en héraut de
l’entreprise sociale, en combinant des logiques d’efficacité dans le modèle économique et de
service de l’intérêt général, dans le but de lutter contre l’exclusion.
En 2015, il écrit le « Manifeste pour un Monde Solidaire » en collaboration avec Jean-Guy
Henckel. Il appelle à construire une économie tournée vers l’humain, porteuse de sens. De
cette manière, nous pourrons lutter contre la perte d’espoir, les clivages sociaux et les
problèmes économiques et environnementaux.
Au fur et à mesure que le Groupe SOS prend de l’ampleur, il impulse des actions visant à
diffuser son modèle, et partager son expertise de leader de l’entreprenariat social.
Il participe à la création du Mouvement des entrepreneurs sociaux (MOUVES), dont il fut le
premier président entre 2010 et 2013. Ce mouvement vis notamment à faire connaître
l’entrepreneuriat social au grand public, et à favoriser la rencontre et les échanges des
professionnels entre eux.
En 2016, Jean-Marc Borello est élu « Entrepreneur de l’année » par la Fondation Schwab,
au titre de ses fonctions de Président du Directoire du Groupe SOS.
Jean-Marc Borello ​ signe deux nouveaux livres en 2017, aux propos complémentaires.
Le premier, « Pour un capitalisme d’intérêt général » décrit ce qu’il considère être un
système d’avenir pour pallier les crises économiques, sociales et écologiques du pays sur le
long terme. L’Etat n’étant pas en mesure d’y répondre seul, Jean-Marc Borello considère
qu’il faut créer une union de trois types d’acteurs : lucratifs, non-lucratifs et d’intérêt général.
Dans ce modèle, il est nécessaire que les acteurs des secteurs de la solidarité et de
l’entreprise se rejoignent sur des valeurs communes. Du côté du secteur de la solidarité, il
s’agira d’intégrer la performance économique comme un moyen de la lutte contre l’exclusion
et non un obstacle. Du côté de l’entreprise, il faudra repenser la place du capital pour
réfléchir sur le long terme, avec des actions comportant moins de risque et davantage de
bénéfices à terme. Le livre est un grand succès en librairie, et doit être réimprimé.
Le second est intitulé « Choisir son Monde », et comporte une préface de Nicolas Hulot. Le
livre étudie l’impact des entreprises sociales écologiques. Celles-ci sont en effet poussées à
l’innovation quant aux modes de gouvernances et aux modèles économiques, afin de
parvenir à leur objectif : faire mieux avec moins. Dans cette philosophie, les entreprises
sociales écologiques cherchent à la fois les bénéfices sociaux et la préservation du capital
naturel.
Jean-Marc Borello a également signé un rapport, « Donnons-nous les moyens de l’inclusion
», commandé par la Ministre du Travail Muriel Pénicaud. Il y présente 19 propositions,
basées un constat du Groupe SOS : personne n’est inemployable. A partir de cela, il montre
comment le chômage est souvent la conséquence d’une responsabilité collective, et non
individuelle. Il explique également que les contrats aidés ont en grande parti manqué leur
objectif d’insertion, et propose de repenser le parcours insertion de manière plus complète. Il
faudrait prendre en compte les besoins de formations, les caractéristiques de l’individu et les
logiques territoriales.
Il est officier de l’Ordre National du Mérite et chevalier de la Légion d’Honneur.
En savoir plus sur Jean Marc Borello :</

www.lorraine-activites.fr

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