De 1989 à 1992 : Le projet immobilier.
Dès 1988, face à l’évolution de la réglementation, se pose la question importante du respect des normes en vigueur, dans un contexte où les bâtiments en place n’offrent pas la garantie et le confort nécessaires. Rapidement, un projet immobilier se monte pour créer une Villa moderne et accueillante avec une alternative entre réhabiliter l’ancien ou démolir et construire du neuf. Les discussions et travaux préparatoires, où s’opposent la contrainte d’espace, les mises aux normes, notamment pour les handicapés, et la préservation d’un capital historique, aboutissent en 1989 au choix du neuf. Le projet de 8,2 millions d’euros, financé pour une moitié par les subventions et les dons, et pour l’autre moitié par les prêts de l’état ou d’organismes du type collecteur du 1% logement, est basé sur une idée forte : tout le monde sera logé à la même enseigne avec vue sur mer pour renforcer le concept du vivre ensemble.
Les travaux sont engagés et, parallèlement en 1991, les bâtiments d’une autre ancienne maison familiale de vacances jouxtant la Villa Saint Camille, Santa Luce, sont acquis pour aménager des logements sociaux.
Par ailleurs, pour professionnaliser la prise en charge de la cuisine de la nouvelle Villa, un partenariat est signé avec le groupe Sodexho. Ce contrat permettra également de fonder la dimension économique du projet en juxtaposant la préparation des repas pour les résidents et les vacanciers avec la possibilité de servir des repas spéciaux pour des séminaires, réceptions, etc.
Enfin, des personnes supplémentaires sont engagées durant cette période pour venir renforcer l’équipe afin d’être prêt à faire face à l’augmentation de capacité prévue dans les nouveaux locaux.
De 1992 à 2002 : L’extension et la professionnalisation de la démarche sociale.
Entre 1993 et 1997, la Villa accroît substantiellement la diversité des dispositifs qu’elle gère pour l’accueil des résidents permanents ou vacanciers, tout en s’ouvrant aux non résidents. En 1993, un Centre d’Aide à la Personne (CAP) est mis en place avec plusieurs psychologues qui viennent renforcer l’équipe. En 1994, est introduit le dispositif PISTE d’accompagnement des personnes dépendantes de l ‘alcool. Parallèlement, un partenariat se développe autour de la toxicomanie avec une structure extérieure dans la drôme : Le Gué(Centre d’accueil et de libération des malades éthyliques). Cette même année, en partenariat avec la Sodexho qui travaille dans les murs depuis l’installation dans les nouveaux bâtiments, des chantiers école se développent pour devenir des chantiers d’insertion en liaison avec les instances de la Direction Départementale du Travail, du Conseil Général et du Conseil Régional pour préparer l’insertion professionnelle. Enfin, en 1997, dans le cadre d’un Centre d’Adaptation à la Vie Active (CAVA), une dizaine d’ateliers sont créés avec l’implication de 10 tuteurs volontaires parmi les membres de l’équipe. A cette même période, pour faciliter la suite d’un parcours d’insertion des personnes en mal de relogement, le logement social se développe comme activité annexe de la Villa. Tout ceci s’accompagne d’un virage dans la professionnalisation avec des compétences plus réparties et des expertises différentes.
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