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Jusqu’aux années 60, les différentes générations coexistaient au sein des familles. L’évolution sociétale et la courbe démographique font que les populations sont aujourd’hui cloisonnées et pourtant, les politiques publiques et les associations familiales s’accordent sur la nécessité de promouvoir l’intergénération.
C’est une démarche difficile à mettre en place dans la mesure où elle est à contre courant des pratiques qui séparent et « ghettoïsent » et cependant elle répond aux besoins des personnes vulnérables, plus isolées que jamais, dans la Société d’aujourd’hui (vieillissement de la population, ruptures et recompositions familiales, crise du lien social, mobilité géographique, nouveaux modes d’habitat…) L’intergénération propose une société pour tous les âges, la prise en compte de la vie dans sa globalité, offrant à chacun perspectives et continuité. Par cette approche, la vieillesse ne représente plus l’attente de la mort, n’est plus une « maladie » mais une étape de vie pleinement vécue grâce à un environnement diversifié et favorable. Les jeunes en difficulté ne sont pas stigmatisés comme une population à part, c’est l’inclusion sociale de fait, Ils peuvent découvrir d’autres possibles, d’autre liens. Chacun est ainsi reconnu et valorisé pour ce qu’il est.
L’intergénérationnel est fondé sur le respect, l’échange réciproque, la reconnaissance de la richesse des différences et l’aventure unique de chaque expérience de vie. Il permet à chacun de retrouver sa place d’acteur à part entière dans la société : les jeunes bénéficient de l’expérience des adultes, des personnes âgées et de leur tendresse, d’un substitut aux grands-parents absents ; les vacanciers apportent un courant de vie et s’enrichissent de relations et d’expériences diverses.
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